Vie quotidienne

Se faire soigner son mal de dos, se faire couper les cheveux, donner une nouvelle beauté à ses mains, se régaler les papilles, petite enquête sur tous ces endroits où l'on peut s'en sortir avec un budget réduit.

Chaque semaine, ce sont quelque 220 patients qui poussent la porte du Centre International d'Ostéopathie (CIDO), l'un des premiers établissements en France à avoir vu le jour et qui se hisse aujourd'hui dans le top 3 en France des écoles d'ostéopathie.

330 élèves y suivent leurs études avec, au bout de leur cinquième année d'école, une activité en libéral. Si les troisièmes années se limitent à faire de l'observation, les quatrièmes et cinquièmes années, passent de leurs cahiers et bouquins à la pratique qui occupe 50% de leur emploi du temps. Ce sont 10 000 patients qui, chaque année, laissent leur dos entre les mains de ces jeunes étudiants pour soigner leur mal.

Pourquoi ces consultations marchent-elles autant? "Ces externes sont encadrés par des ostéopathes professionnels garants de leur bonne pratique et de la sécurité du patient, rassure Olivier Barbé, Directeur de la communication et du marketing du Centre International d'Ostéopathie. Ces mêmes étudiants pratiquent dans les services de soins palliatifs au CHU de Saint-Etienne, dans certaines Mapad mais aussi dans des entreprises (RTE, Lyonnaise des eaux) sachant que nous sommes aussi partenaires d'associations sportives comme le Case Rugby ou encore certains clubs de boxe.

Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que nous délivrons un diplôme bac+5 validé par l'Etat, que nous sommes aux normes ISO 9001 et que nous observons la charte Erasmus." De quoi lever les appréhensions.

Jusqu'à 50 consultations par jour Au Cido, 120 étudiants s'exercent à soigner quotidiennement les tensions et blocages de leurs patients.

L'autre raison qui fait que les patients courent au CIDO, c'est le prix de la séance : 20 euros contre 50 ou 55 euros en cabinet.

"Il faut savoir qu'une consultation peut durer jusqu'à 1h15. C'est normal, nous sommes là dans un processus d'apprentissage, rappelle Olivier Barbé. Nous ne rencontrons pas de problèmes avec les ostéopathes installés". Nous sommes aussi un endroit de découverte de cette discipline."

Une discipline qu'exercera, si tout va bien, dans quelques mois, Florian, un cinquième année. Ce jeune homme de 25 ans, originaire de Savoie, semble avoir trouvé sa vocation. Face à lui, Anne, 38 ans, qui met pour la première fois les pieds dans cette clinique. Elle souffre depuis quelques mois de douleurs à la hanche, à la nuque et au dos. Avant de la manipuler, Florian procédera à un long interrogatoire, antécédents familiaux, chutes, opérations, accidents, fractures, traumatismes psychiques, nombre d'heures de sommeil, sports pratiqués, contraception utilisée, traitements suivis, la patiente est examinée sous toutes les coutures.

Un interrogatoire mené «pour plus de sécurité». L'ostéopathie peut-être contre-indiquée en cas de certaines maladies d'où l'importance d'un diagnostic médical préalable. Une fois le dossier médical noirci, la patiente peut aller s'allonger ou rester debout, c'est selon, et se laisser palper par le jeune étudiant qui s'applique avec une grande attention à repérer l'origine des troubles et blocages.

Disponible, à l'écoute, Florian cherche. Son camarade de classe, Gaëtan, prend des notes. "Il y en a toujours un qui pratique et un qui observe" explique Florian. Une fois son diagnostic établi, Florian s'absente pour aller faire son rapport à sa tutrice qui peut venir visiter le patient "à tout moment." Une fois que la tutrice a validé la méthode choisie par Florian, c'est parti pour une série de mouvements et manipulations, peut-être la fin des souffrances pour Anne.

Pratique

Du lundi au vendredi

Consultations du lundi au vendredi de 8h30 à 21 heures et le samedi de 8h30 jusqu'à 12h30.
Tarif de la consultation: 20 euros.
Une prise en charge peut être faite par la mutuelle.
Renseignements au CIDO, rue Pablo Néruda, 04 77 42 82 82

Auteur de l'article : © Muriel Catalano, 16 février 2013

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Article de presse sur le CIDO dans la Tribune / Le Progrès, 16 février 2013